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Cent cinquante mille Sri Lankaises travaillent au Liban. Elles se retrouvent souvent dans une situation plus dramatique que celle qu’elles vivaient dans leur pays : privées de passeport, enfermées chez leurs nouveaux maîtres, exténuées de travail, pour une poignée de dollars. Certaines tentent la fuite ou se suicident.

Pour Dominique Torrès, grand reporter au journal Le Monde, l’esclavage domestique atteint des proportions inimaginables au Liban :

" Depuis des années, des jeunes filles d’une trentaine de pays pauvres viennent se placer comme domestiques au Liban. Aujourd’hui, elles sont plus de 90 000 Sri-Lankaises, 30 000 Ethiopiennes, 40 000 Philippines, sans parler des autres nationalités, dont beaucoup de Burundaises et de Malgaches. Une personne sur seize vivant au Liban est une domestique étrangère, selon le quotidien anglophone Daily Star. Ces domestiques sont payées 200 dollars par mois pour les Philippines (les plus éduquées), 150 dollars pour les Ethiopiennes, 100 dollars pour les Sri-Lankaises - moins de 20 centimes d’euro de l’heure. L’employeur peut à tout moment "rendre" la bonne, qui, elle, n’a pas le droit de partir. "
(Extrait de l’article paru dans l’édition du Monde du 11 octobre 2007).

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L’Aflam est une association née en 2000 de l’intérêt commun de Marseillaises et de Marseillais pour les cultures arabes à travers l’image et le cinéma.

Lire le programme complet du festival " Migrations et exils " organisé par l’Aflam

mardi 17 mars 2009

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