Le 11 avril dernier, des femmes de Hassi Messaoud, vivant seules, ont subi les exactions de certains hommes de la ville. Cet événement n’est que la répétition tragique et inacceptable d’un autre, la nuit de l’horreur du vendredi 13 juillet 2001. En effet, suite au prêche virulent de l’imam de la ville, près de 500 hommes ont agressé, torturé et violenté plus d’une centaine de femmes. Les victimes ? Des mères divorcées ou des femmes célibataires contraintes de travailler loin de leur famille afin de survivre. Présentées comme des prostituées dès le lendemain par le quotidien El Khabar, les victimes ont abandonné toute idée de justice, cédant à la peur et à la honte. Mais deux d’entre elles, Rahmouna Salah et Fatiha Maamoura, se sont battues sans relâche jusqu’au bout pour que les auteurs de ces violences soient condamnés. C’est le récit ce combat exemplaire que nous livre ici Nadia Kaci.
Nadia Kaci est une actrice et comédienne née en Algérie et exilée à Paris en 1993. L’on a particulièrement apprécié ses rôles dans Le Harem de Madame Osmane, Viva Laldjérie et Délice Paloma. Au théâtre, elle est apparue dans des pièces d’auteurs algériens, parmi lesquelles Le Patio du pays éperdu de Ziani-Chérif Ayad, qu’elle a joué à Alger en 1996. En 2003, dans le cadre d’une résidence de création à Ajaccio, elle écrivit Femmes en quête de Terres, une pièce à plusieurs voix dont elle fut l’unique interprète sur scène.
