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Michèle Bitton

docteure en sociologie

Travaux et publications

Mise à jour décembre 2006

Ouvrages :


-  Lilith et ses mythes , en préparation avec l’aide du Centre National du Livre. (A paraître)

- 2005, (co-dir.) Parcours d’écriture. Jacqueline Mesnil-Amar et André Amar, deux figures du judaïsme français d’avant guerre , textes rassemblés par Michèle Bitton et Sylvie Jessua-Amar, Paris, Les éditions du Nadir.

André et Jacqueline Amar se sont mariés en 1930. Issus l’un et l’autre d’une bourgeoisie juive assimilée, ils n’avaient hérité du judaïsme ancestral que quelques souvenirs folkloriques et de rares pratiques, dépourvues de sens à leurs yeux. Avant la guerre, l’un et l’autre écrivaient déjà ; Jacqueline Mesnil-Amar envoyait des chroniques et des articles de critique littéraire à un journal de l’époque ; André Amar, normalien et philosophe de formation, consacrait sa culture classique à la recherhce d’unhumanisme occidental.

La grande coupure s’opéra avec la tragédie de la Shoah. Elle éveilla chez tous les deux une conscience juive aigüe et douloureuse qui inspira définitivement leurs oeuvres ultérieures. Jacqueline Mesnil-Amar publia un journal de fin de guerre, suivi d’articles vibrants sur la tragédie de la déportation des juifs de France qu’elle écrivit très tôt, de 1944 à 1946. Elle chercha par la suite chez de grands écrivains, et jusque dans les profondeurs de sa propre psyché, les traces oubliées d’un judaïsme à la fois appauvri et enrichi par la traversée de l’assimilation.

André Amar, quant à lui, enseigna l’histoire des idées à l’IEP de Paris, puis de Grenoble ; il y exposait "les grands courants de la pensée européenne", mais parallèllement il explorait la source juive, la révélation sinaïtique et l’histoire du peuple de Dieu, porteur de la Loi et de l’enseignement des prophètes. Il s’engagea dans l’étude des textes de la tradition juive, déchiffrés dans la langue hébraïque, et consacra de nombreux écrits à l’inspiration de la sagesse juive dans un monde en crise, caractérisé par la prolifération des moyens et le vide des fins.

Leur oeuvre double et singulière apporte une contribution originale au judaïsme français d’après-guerre ; elle mérite aujourd’hui d’être redécouverte.

- 2005, (co-dir.) Lilly Scherr. Une historienne juive insoumise , textes rassemblés par Michèle Bitton et Michèle Hassoun, Marseille, BJM éditions.

Lilly Scherr a été une historienne hors normes, véhémente et passionnée, adorée du public. Cet ouvrage, soutenu par la Bibliothèque Lilly Scherr de Marseille (BJM), présente sa vie, ses oeuvres et les hommages qui lui ont été rendus. Ses articles sur le cinéma yiddish sont devenus des classiques. Ses conférences sur les femmes juives sont depuis toujours d’actualité et ses aspirations à des changements significatifs doivent continuer à nous guider.

- 2004, (co-dir.) Femmes, familles, filiations. Société et histoire , études réunies par Marcel Bernos et Michèle Bitton, en hommage à Yvonne Knibiehler, Publications de l’Université de Provence, Aix-en-Provence.

Depuis que l’histoire des femmes a - récemment - gagné droit de cité, on n’a cessé de vérifier qu’elle couvrait, en vérité, tous les champs de l’histoire, parce qu’elle était bien celle de la moitié de l’humanité, jusque là négligée. La vie sociale, bien des dimensions de l’économie, certaines expressions culturelles, l’analyse des mentalités, la sphère du privé, voir la politique s’y éclairaient d’un jour nouveau.Yvonne Knibiehler a, dans plusieurs de ces domaines, fait oeuvre pionnière : histoire des mères et de la maternité principalement, mais aussi de la famille, de l’action sociale, de la paternité, du féminisme, de destins féminins... C’est en suivant des pistes qu’elle avait tracées que quelques un(e)s de ses ami(e)s ont voulu lui rendre hommage par des études inédites, qui ne sont pas sans quelques convergences.

- 2003, La Coopération Féminine de sa création en 1967 à nos jours. La solidarité réinventée , Paris, éditions du Nadir.

Le mouvement de bénévoles de la Coopération Féminine est né en 1967 à Paris, sous l’égide du Fonds Social Juif Unifié. Il a été créé par un groupe de femmes désireuses de mieux organiser le volontariat dans leur communauté, en complémentarité avec les professionnels des services sociaux, éducatifs et culturels. A Paris et en province, ses membres animent des Clubs de l’Amitié pour les personnes âgées, rendent des visites à domicile aux personnes isolées, aident des enfants en difficulté scolaire, visitent des détenus, aident des familles monoparentales… Un Centre d’Aide par le Travail, Les Ateliers de la Coopération, a été créé sous son égide.

- 2002, Présences féminines juives en France XIXe -XXe siècles. Cent itinéraires, Marseille, 2 M éditions. Lire...

- Ouvrage primé par le Hadassah International Research Institute on Jewish Women de l’Université de Brandeis (Massachusetts)

Ce recueil présente les itinéraires de cent femmes juives, aujourd’hui disparues, dont le nom est resté associé à une œuvre. Qu’elles aient agi dans le domaine artistique, politique ou social, qu’elles aient résisté ou subi le malheureux destin des martyres de la Shoah, célèbres ou peu connues, elles ont en commun d’avoir été désignées comme juives par elles-mêmes ou par les autres. Leur rendre hommage, c’est rappeler les contributions importantes que les femmes juives ont apportées à leur communauté et à la France.

- 1999, Poétesses et lettrées juives. Une mémoire éclipsée , Paris, Publisud.

Ce recueil rassemble des textes en prose et en vers écrits par des femmes juives, depuis l’Antiquité jusqu’au début du XIXe siècle. A l’encontre de leurs homologues masculins, les lettrées juives du passé ont peu écrit en hébreu, la langue sacrée qui ne leur était généralement pas enseignée. La plupart de ces anciennes œuvres féminines parvenues jusqu’à nous ont été rédigées en langues vernaculaires : arabe, italien, espagnol, et plus tard yiddish, allemand, français et anglais. De nombreux extraits, souvent traduits pour la première fois en français, dévoilent un versant méconnu de la littérature juive, celui d’une production littéraire féminine, éclipsée par celle des hommes, mais qui n’en a pas moins brillé de son propre éclat.

- 1997, Être juif en France aujourd’hui , en collaboration avec Lionel Panafit, Paris, Hachette Littératures. Traduction de l’hébreu.

Cet ouvrage fait partie d’une série dirigée par le Professeur Bruno Etienne sur les différentes religions présentes aujourd’hui en France. Dans celui-ci, Michèle Bitton et Lionel Panafit dressent un tableau de tous les aspects, religieux et laïcs de la vie juive. Ils décrivent avec précision les rituels qui scandent la vie des juifs pratiquants, ainsi que les accommodements qui permettent au plus grand nombre, peu ou pas pratiquants, de s’adapter à la modernité sans renier leur spécificité. Leur ouvrage met en lumière le renouvellement des institutions politiques, sociales et culturelles du judaïsme français, et la place qui est aujourd’hui la sienne dans notre société multiconfessionnelle.

- 1986, Nahum Menahem, Israël tensions et discriminations communautaires , Paris, L’Harmattan.

Principaux Articles et brochures :

-  Combats de femmes juives en France, de Lucie Dreyfus à Lilly Scherr , dans Actes du Colloque Femmes et judaïsme tenu à Paris en mars 2004. (A paraître)

- 2005, Le manifeste sur l’immortalité de l’âme de Sarra Copia Sulam Hebrea (Venise, 1621), dans Écritures, n°1,

- 2005, Les femmes et l’Écriture. L’amour profane et l’amour sacré , sous la dir. de Claude Cazalé-Bérard (Publication du Centre de recherches italiennes Université ParisX-Nanterre, pp. 111-123

- 2004, Benjamin Mossé (1832-1892). Grand Rabbin d’Avignon et écrivain , L’Écho des carrières, numéro spécial, octobre 2004.

- 2004, Adam et Ève et les autres expressions du masculin et du féminin dans les premiers chapitres hébraïques de la Genèse , dans Femmes, familles, filiations. Société et histoire, études réunies par Marcel Bernos et Michèle Bitton, en hommage à Yvonne Knibiehler, Publications de l’Université de Provence, Aix-en-Provence, pp. 193-204.

- 2002, De l’Œuvre des Crèches au Planning familial. Femmes et associations à Aix en Provence de 1901 à 1970 , dans Provence Historique, fasc. 209, pp. 279-299.

- 2000, Les études juives en France du Talmud Tora à l’Université , dans Religions, droit et sociétés dans l’Europe communautaire, Actes du XIIIe colloque de l’Institut de Droit et d’Histoire religieux (IDHR), Presses universitaires d’Aix-Marseille, pp. 261-274.

- 2000, Des hommes sous les balcons des femmes à la synagogue , dans Femmes entre ombre et lumière. Recherches sur la visibilité sociale (XVIe-XXe siècles), Groupe de Recherches Femmes-Méditerranée, Paris, Publisud, pp. 53-64. Lire.

- 1998, Noémie Mossé. Poésie. Essai de mœurs comtadines israélites , textes réunis et présentés par Michèle Bitton, Association Culturelle des Juifs du Pape, Cavaillon.

- 1997, Des perles d’Eden. Femmes juives dans l’œuvre de Delacroix , en collaboration avec Florence Berceot, dans Le Forum et le Harem, éd. par l’Équipe pluridisciplinaire Femmes-Méditerranée, Université de Provence, pp. 175-190.

- 1996, Les prénoms féminins et masculins dans les déclarations des juifs comtadins de 1808 , Revue des Études Juives, fasc.155/3-4, pp. 421-446.

- 1996, L’identité des mères absentes de la déclaration des juifs de Pertuis de 1808 , Bulletin du Cercle de Généalogie Juive, n°47, pp.16-20.

- 1995, Femmes Juives. Une approche bibliographique. Ouvrages et articles en français , IECJ, Aix-en-Provence, (ronéotypé).

- 1995, Djerba, un pèlerinage juif aux portes de Marseille , Provence Historique, fasc. l82 pp. 583-595.

- 1993, Le mythe juif de la féminité démoniaque , dans Actes des journées d’études Femmes et judéité, Paris, EHEJ-INALCO, pp.19-33.

- 1993, L’écriture et la différence - les premières juives lettrées des temps bibliques à la fin du Moyen âge , dans Actes des journées d’étude Femmes et Judéité, EHEJ- INALCO, pp. 99-126.

- 1990, Lilith ou la Première Ève : un mythe juif tardif , Archives des Sciences Sociales des Religions, n° 71, pp. 113-136.

jeudi 7 décembre 2006

1 Message

  • Michèle Bitton, 3 septembre 2009 14:18, par fanny lalande

    votre dictionnaire de femmes juives est fort interessant

    comment avez vous choisi les personnalités étudiées

    pensez vous l’étendre

    cordialement
    fanny lalande